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AFFAIRE KARACHI

Une commission favorable à la levée du secret-défense sur 65 documents

Dernière modification : 04/05/2012

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Texte par Dépêche

La Commission consultative du secret de la défense nationale a émis un avis favorable à la déclassification de 65 documents relatifs au volet financier du dossier judiciaire de l'affaire Karachi. Le gouvernement doit maintenant se prononcer.

REUTERS - Une commission spécialisée a donné un avis favorable à la déclassification de près de 70 documents officiels « secret-défense » à la demande des juges qui enquêtent sur une possible corruption en marge de l’élection présidentielle de 1995, apprend-t-on au Journal officiel.

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible détournement de commissions légales convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d’euros) et de frégates à l’Arabie saoudite (200 millions d’euros) dans les années 1990. Un attentat à Karachi, au Pakistan, en 2002, où 11 Français sont morts pourrait être lié.
 
La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) donne son feu vert à la remise de documents relatifs à ces contrats d’armement et relevant du ministère de la Défense, des Affaires étrangères et de Matignon.
 
Les ministres et le Premier ministre devront maintenant se prononcer. Si Nicolas Sarkozy est réélu, il changera le gouvernement dans les 48 heures, a-t-il dit vendredi.
Si François Hollande l’emporte, le nouveau gouvernement ne sera nommé que mi-mai, quand il prendra ses fonctions. L’usage est de suivre les avis de la commission. De nombreux autres documents ont déjà été déclassifiés.
 
L’hypothèse de travail des juges est qu’une partie de l’argent a été retiré en espèces et réacheminé vers Paris pour financer la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, dont l’actuel chef de l’Etat était le porte-parole.
 
Plusieurs proches de Nicolas Sarkozy, qui était ministre du Budget (1993-1995), sont déjà mis en examen. Le nom du chef de l’Etat sortant figurant au dossier, une audition, voire des poursuites, sont possibles s’il n’est pas réélu dimanche. S’il gagne, il continuera à bénéficier de l’immunité pénale du chef de l’Etat.