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Deux proches de Nicolas Sarkozy mis en examen dans l'affaire Karachi

Dernière modification : 22/09/2011

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Texte par Dépêche

La justice a mis en examen Nicolas Bazire (photo), ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur, pour complicité d'abus de biens sociaux dans l'affaire Karachi. Mercredi, un autre proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a subi le même sort.

AFP - Nicolas Bazire, 54 ans, ancien directeur de campagne d'Edouard Balladur, a été mis en examen jeudi pour complicité d'abus de biens sociaux et laissé en liberté sans contrôle judiciaire dans le volet financier du dossier Karachi, a-t-on appris de source judiciaire.

Mercredi, dans le même dossier, le juge Renaud van Ruymbeke avait mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux un autre proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert. Le magistrat enquête sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions versées dans le cadre de contrats d'armement, mises en lumière dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002.

M. Bazire, un proche de Nicolas Sarkozy dont il fut le témoin de mariage en 2008, était directeur de cabinet du Premier ministre Edouard Balladur au moment de la signature des contrats d'armement.

Son nom a été cité devant le juge par plusieurs témoins selon lesquels M. Bazire, devenu directeur de campagne de M. Balladur pour la présidentielle de 1995, avait un coffre-fort dans son bureau pour y entreposer "les grosses sommes".

Selon un autre témoignage, celui d'Hélène Gaubert, c'est son mari, Thierry Gaubert qui a accompagné en Suisse l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, intermédiaire dans des contrats d'armement, pour aller chercher des valises "volumineuses de billets" durant la période 1994-95.

Et, toujours selon elle, c'est M. Bazire qui récupérait ces "mallettes" en France.

L'enquête a mis au jour le versement d'importantes sommes en espèces sur le compte de campagne (20 millions de francs). M. Balladur a toujours soutenu que les sommes sur son compte de campagne provenaient de la vente de gadgets lors des meetings et son ex-chef de cabinet, Pierre Mongin, a certifié qu'elles ne provenaient pas des fonds secrets.

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